Sécurité électronique : un levier stratégique pour les communes face aux violences urbaines

Face à l’augmentation des délits, incivilités et violences urbaines, les collectivités locales sont confrontées à un double enjeu : garantir la sécurité des citoyens tout en optimisant des moyens humains souvent contraints. Dans ce contexte, la sécurité électronique s’impose comme un outil structurant au service de la tranquillité publique. Mais elle doit aussi être pensée et déployée dans un cadre juridique clair et respectueux des libertés individuelles.

Une pression sécuritaire croissante pour les communes 

Depuis plusieurs années, de nombreuses communes font face à une recrudescence des actes de délinquance du quotidien : dégradations de biens publics, violences urbaines, rodéos urbains ou agressions dans l’espace public. Cette évolution génère un fort sentiment d’insécurité chez les administrés et exerce une pression croissante sur les élus locaux. Or, les effectifs de police municipale et les moyens humains disponibles ne permettent pas toujours une présence continue sur l’ensemble du territoire communal.

La sécurité électronique : prévention, efficacité et complémentarité 

La sécurité électronique constitue aujourd’hui un pilier essentiel des stratégies de prévention. Les dispositifs tels que la vidéoprotection, le contrôle d’accès ou la supervision urbaine permettent une surveillance continue des points sensiblesun effet dissuasif renforcé et une intervention plus rapide et mieux ciblée des forces de sécurité.

Ces solutions ne remplacent pas l’humain : elles viennent renforcer l’efficacité opérationnelle des agents sur le terrain, en fournissant des données précises et en temps réel. Elles contribuent à l’élucidation des faits dans le respect strict du cadre légal et des libertés individuelles.

Technologies avancées et contraintes juridiques 

Sur le plan technologique, les communes s’appuient aujourd’hui sur des dispositifs de sécurité électronique de plus en plus sophistiqués : caméras IP haute définition, caméras motorisées PTZ capables de suivre un sujet sur de longues distances, caméras thermiques performantes de nuit ou dans des zones peu éclairées, et logiciels d’analyse vidéo intelligente pour détecter des comportements anormaux, des attroupements ou des intrusions.

Cependant, une décision récente du Conseil d’État a rappelé que l’usage de technologies fondées sur une analyse algorithmique automatisée des images de vidéosurveillance dans l’espace public n’est pas, en l’état actuel de la loi, autorisé pour les collectivités locales. Dans un arrêt rendu le 30 janvier 2026, le Conseil d’État a confirmé la position de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) selon laquelle un dispositif mis en place par la ville de Nice, destiné à analyser automatiquement les images des caméras situées aux abords des écoles, constitue un traitement algorithmique de données à caractère personnel non autorisé par le code de la sécurité intérieure, qui ne prévoit pas de base légale explicite pour l’utilisation de tels algorithmes sur la voie publique. 

Encadrement légal : une responsabilité partagée 

Cette décision met en lumière l’importance d’un encadrement juridique clair et solide pour l’utilisation de technologies “intelligentes” de vidéosurveillance sur les voies publiques. Si ces outils peuvent, potentiellement, renforcer l’efficacité des politiques de prévention ou d’intervention, leur déploiement doit impérativement respecter le cadre légal existant, notamment en matière de vie privée, de protection des données et de libertés fondamentales.

Pour les collectivités, cela signifie que l’innovation technologique ne suffit pas à légitimer l’usage de systèmes automatisés : une base légale explicite est nécessaire pour tout traitement algorithmique des images de vidéosurveillance sur la voie publique. Cette exigence juridique vise à garantir à la fois la sécurité des citoyens et le respect des droits individuels, en évitant des usages qui pourraient aller au-delà du mandat légal des autorités publiques. 

Une réponse moderne, équilibrée et durable 

Dans un contexte où les violences urbaines ont augmenté d’environ 62 % entre 2016 et 2024 selon les données officielles du ministère de l’Intérieur, la sécurité électronique constitue un appui décisif pour sécuriser l’espace public et optimiser les capacités d’intervention des communes. Inscrite dans un cadre réglementaire strict et associée à une présence humaine qualifiée, elle constitue une réponse moderne, équilibrée et durable aux enjeux de sécurité urbaine. 

C’est dans cette dynamique qu’ARTEMIS technology, filiale de sécurité électronique d’ARTEMIS group, s’engage aux côtés des collectivités territoriales. Partenaire de plusieurs municipalités, l’entreprise conçoit, déploie et maintient des solutions technologiques fiables et sur mesure, adaptées aux spécificités de chaque territoire et aux besoins opérationnels des acteurs locaux.

« C’est pour accompagner les communes face à la montée des violences urbaines que notre filiale de sécurité électronique travaille en étroite collaboration avec elles, en apportant des solutions technologiques fiables et adaptées. La sécurité électronique ne remplace pas l’humain : elle le renforce et permet d’agir plus efficacement au service de la tranquillité publique », déclare Lyamine Foughali, Directeur Général d’ARTEMIS group (7 filiales).

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